Après avoir lu « La Vérité sur l’affaire Harry Quebert » du même auteur (avis disponible ici), je n’avais qu’une hâte : me précipiter sur la lecture du Livre des Baltimore. Même s’il ne s’agit pas d’une suite, la plume de Joël Dicker ne m’avait pas laissée indifférente. C’est donc la mémoire encore fraîche du premier que j’ai entamé Le Livre des Baltimore en lecture commune avec Mélanie.

Je vous invite d’ailleurs à lire sa chronique.

S’agissant de l’intrigue, on retrouve notre beau Marcus Goldman, toujours aussi drôle et plein d’humanité, mais cette fois plus expressif sur son intimité. Dans ce roman il nous dévoile l’histoire de sa famille, son histoire. Il nous offre ainsi deux points de vue de la saga familiale avant le Drame. Nous avons tout d’abord le point de vue de Marcus enfant, lequel pose un regard empli de fascination pour les Goldman-de-Baltimore.

« Les faits parlaient d’eux-mêmes : les Baltimore étaient un avocat marié à un médecin et leur fils était dans la meilleure école privée de la ville. Du côté des Montclair, mon père était ingénieur, ma mère vendeuse dans la succursale du New-jersey d’une enseigne new-yorkaise de vêtements chics et moi, un brave élève du système public ». p.28

Le second point de vue sera celui de Marcus adulte. Ici, le souvenir glorieux des Baltimore ne sera plus qu’un tableau poussiéreux. Marcus reviendra sur certains événements passés avec un regard plus humble. J’ai beaucoup apprécié cette partie du roman, ce passage douloureux vers le monde adulte où l’émerveillement de l’enfant laisse place à un discernement désabusé sur la réalité. Les révélations font mal et sont inattendues.

Concernant le rythme du roman, j’ai trouvé que le Livre des Baltimore était moins haletant que La Vérité sur l’affaire Harry Quebert. Dans ce dernier, l’intrigue enchaîne les rebondissements à une vitesse assez accélérée, ce qui donne ainsi un rythme vif et prenant. Dans le Livre des Baltimore nous sommes sur un rythme plus lent, les rebondissements sont moins nombreux mais pas moins profonds. De façon générale, la lecture de ce roman est agréable et reposante. On déguste l’histoire sans risquer l’écœurement (dans La Vérité sur l’affaire Harry Quebert j’ai été assommée par l’abondance de rebondissements, surtout vers la fin).

Pour terminer je dirai que Le Livre des Baltimore est un roman moraliste écrit et pensé pour les américains. Tout comme dans La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, je suis fascinée par la capacité de Joël Dicker à nous faire plonger dans cette Amérique comme si nous y étions. Enfin, ce roman a eu en moi un écho particulier car ayant vécu dans le New-Jersey, à quelques kilomètres de Montclair, j’ai ainsi pu suivre avec beaucoup de satisfaction la route du protagoniste, de Montclair à New-York, en passant par le Maryland et le quartier intemporel de Coconut Grove à Miami. Beaucoup des endroits cités me sont familiers et en tant que lectrice c’est toujours un bonheur pour moi d’arpenter les mêmes chemins que mes héros.

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Ouvrage : Le Livre des Baltimore, par Joël Dicker. Edition de Fallois. Broché, 22€

Date de parution et nombre de pages : septembre 2015, 475 pages

Quatrième de couverture : « Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.

Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.

Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman.

Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ? »

Appréciation : 4/5

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Le livre des Baltimore, Joël Dicker

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