Ouvrage : Les Fiancés de l’hiver, par Christelle Dabos. Editions Gallimard Jeunesse.  

Date de parution et nombre de pages : 6 juin 2013, 528 pages

Distinctions littéraires : Lauréat du concours du premier roman jeunesse organisé par Gallimard Jeunesse, RTL et Télérama – Prix littéraire des collégiens de l’Hérault 2014 pour le niveau 4e-3e  – Prix Elbakin 2014 catégorie jeunesse – Grand prix de l’Imaginaire 2016

Quatrième de couverture : «Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable. Découvrez le premier livre d’une grande saga fantastique et le talent d’un nouvel auteur à l’imaginaire saisissant. »

Ma chronique

Appréciation : 4/5

Chronique : Les Fiancés de l’Hiver est le roman jeunesse que l’on voit partout sur les réseaux sociaux. Impossible de rater ce livre même si ce n’est pas votre genre de lecture. Les éloges sur ce roman foisonnent de partout depuis sa sortie en 2013 mais c’est finalement l’avis de la bookstagrameuse mariondemontmorency qui m’a fait succomber. Etant une novice dans ce genre de littérature je ne m’attendais pas à grand chose de ce roman. Je me suis ainsi laissée embarquer dans les aventures de la jeune Ophélie ainsi que le monde tumultueux de Thorn, son fiancé imposé. J’ai trouvé la première moitié du roman assez plate, à plusieurs reprises j’ai failli abandonner ma lecture tellement j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire.

A peine ai-je eu le temps de m’habituer à l’Arche Anima qu’il était déjà temps de s’embarquer à bord d’un dirigeable à destination du Pôle. On vit cette transition de façon assez pénible, à l’unisson avec Ophélie. Tout comme elle, on est déboussolé par la nuit dans laquelle est plongée le Pôle. Cette dernière semble donner un coup de frein au rythme du récit. Était-ce un effet voulu par l’auteure ? Quoi qu’il en soit on peut ressentir la lassitude de l’héroïne et ce sentiment ne va faire que croître. Les chapitres consacrés à sa vie auprès de Berenilde, la tante de Thorn, sont lents et il ne se passe pas grand chose. C’est néanmoins le moment pour nous de découvrir un peu plus une partie de la famille de Thorn ainsi que leur pouvoir. Durant cette partie je me suis beaucoup attachée au personnage de Berenilde. Femme d’une grande beauté et d’une élégance remarquable, on s’émerveille de cette dame au travers des yeux émerveillés d’Ophélie. Quant à Thorn, il restera encore un mystère.

Arrive ensuite la deuxième moitié du roman. C’est la partie la plus haletante, l’ambiance est captivante. L’entrée d’Ophélie au Clairdelune est le début d’une nouvelle aventure ponctuée par de nombreuses péripéties rocambolesques. C’est là-bas que l’on va véritablement découvrir le mode de vie luciférien des habitants du Pôle. Des masques vont tomber, de nouveaux visages vont être exposés. Le récit reprend du rythme, on ne peut plus lâcher le livre. Heureusement, Ophélie n’est pas seule pour affronter ce monde impitoyable. Grâce à ses nouvelles rencontres elle va très vite comprendre les codes pour s’intégrer. Elle sera néanmoins rattrapée par les ambitions cruelles de certains habitants du Pôle. Sa présence ainsi que son futur statut attire les convoitises. S’agissant de Thorn, ce dernier va se montrer plus parlant, mais jusqu’à quand ? Et pourquoi ?

Le roman se termine par la promesse d’une nouvelle vie. L’image finale est celle de l’héroïne, accompagné de ses fidèles compagnons, dans un ascenseur qui les emmène vers un ailleurs encore plus sévère, loin de l’asile diplomatique qu’est le Clairdelune. Ophélie se jure de ne plus jamais se montrer faible.

Mon avis

Avis : Ce roman a été une belle découverte. Je me félicite de ne pas m’être arrêté plus tôt, même si la tentation fut grande. L’univers créé par l’auteure est envoûtant, propice à la stimulation de notre âme d’enfant. Malgré l’enthousiasme général, je note quand même des difficultés dans l’enchaînement de l’intrigue. J’ai notamment eu du mal à trouver une logique dans certaines questions d’Ophélie. Ces dernières ne sont pas forcément évidentes. On peut néanmoins comprendre qu’elles soient nécessaires pour faire avancer le récit.

Livres a lire

Les Fiancés de l’Hiver, par Christelle Dabos

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